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Chef-d’œuvre de l’architecture baroque, considéré comme l’un des plus beaux exemples de palais noble de la ville de L’Aquila, il est classé au premier rang des Abruzzes du XVIIIe siècle dans l’histoire de l’architecture italienne publiée par Electa. Il a été reconstruit immédiatement après le tremblement de terre de 1703 sur un projet commandé quelques décennies plus tôt au grand architecte romain
Masterpiece of Baroque architecture—considered among the finest examples of a noble palace in the City of L’Aquila—it is ranked first in 18th-century Abruzzo in the History of Italian Architecture published by Electa, rebuilt immediately after the 1703 earthquake on a design commissioned a few decades earlier from the great Roman architect Carlo Fontana (1638–1714).
Formerly the Royal Pal
Chef-d’œuvre de l’architecture baroque, considéré comme l’un des plus beaux exemples de palais noble de la ville de L’Aquila, il est classé au premier rang des Abruzzes du XVIIIe siècle dans l’histoire de l’architecture italienne publiée par Electa. Il a été reconstruit immédiatement après le tremblement de terre de 1703 sur un projet commandé quelques décennies plus tôt au grand architecte romain Carlo Fontana (1638—1714).
Ancien palais royal du vice-roi des Abruzzes, Pietro Lalle Camponeschi, comte de Montorio.
En 1489, il était occupé par les seigneurs de la Chambre de la ville.
Résidence convoitée de souverains, de princes et de hauts dignitaires ecclésiastiques.
En 1493, la reine Jeanne I d’Aragon et le duc Alphonse de Calabre y ont séjourné à l’occasion de leur visite à L’Aquila.
Le 18 juin 1806, le souverain des Deux-Siciles, Joseph Napoléon, à l’occasion de sa visite à L’Aquila, a été accueilli au palais par la marquise Donna Eusebia, qui a fait préparer en son honneur un somptueux banquet dans la « Galerie », accompagné de musique et de danses.
La gouverneure des Abruzzes, Madame Marguerite d’Autriche, fille de l’empereur Charles Quint et sœur de Philippe II, roi d’Espagne, en a fait sa résidence à la fin du XVIe siècle en attendant son transfert dans le palais rénové et agrandi du capitaine de la ville, aujourd’hui siège de la municipalité de L’Aquila.
D’autres changements de propriété ont suivi au fil du temps, passant du Franchi à la Carafa, de la Colonna au Barberini, et c’est précisément le cardinal Maffeo Barberini, futur pape Urbain VIII, qui a transféré la propriété au comte Lodovico Alfieri, arrière-petit-fils du comte Fabrizio, conseiller de Charles Quint et chambellan de la ville à pas moins de trois reprises, pour 17 000 ducats.
La conception et la construction du palais interagissent avec la scène urbaine dans laquelle, pour paraphraser ce qui était indiqué dans les récits de l’époque, il constitue à la fois un ornement et une magnificence et une toile de fond qui apaise les tensions au sein de l’ensemble du bâtiment, reliant le récit architectural du complexe du palais à la place d’en face, résolvant et définissant finalement, avec un langage et une méthode incontestablement baroques, le côté nord de la place Santa Margherita, en se plaçant au-dessus de tout, avec le double portail rustiqué, souligné par les colonnes doriques qui soutiennent le balcon, en tant que nouveau point de vue central.
La façade est donc toujours maniériste dans son cadre général, mais baroque dans la définition des éléments individuels qui, même dans la complicité de l’ensemble somptueux et complexe de détails, tels que les pilastres d’angle élaborés (encadrés par des rustications), les encadrements de fenêtres et la corniche complexe, négligent délibérément l’ordre plus simple et plus calme des éléments qu’il n’embrasse.
Le designer, dont la main est attribuée au grand architecte Carlo Fontana (1638-1714), confie la vue axiale au double portail, unique dans la ville, forçant l’organisation interne du bâtiment à celle de la place d’avant, dont le point de fuite n’est pas déterminé par l’entrée du bâtiment mais par le centre des deux portails ; et c’est précisément en cela que la nouveauté de la façade la place au premier rang élégance et beauté par rapport aux autres bâtiments baroques de la ville.
Il est certainement beaucoup plus proche, dans ses choix stylistiques, du goût architectural des palais romains ; il convient en effet de s’arrêter sur ses éléments distinctifs : le large escalier cérémonial de la mémoire de Farnèse, qui occupe par son immensité tout le côté sud-ouest du bâtiment ; la grande et spacieuse galerie à double hauteur « Marquise Donna Evelina », unique dans tout le centre de l’Italie, de près de 11 mètres de haut, éclairée par pas moins de 13 fenêtres, occupe la moitié de la façade et devient le protagoniste absolu de l’ensemble du vaste piano nobile avec le magnifique a peint la Sala dei Campanelli, sur l’intrados de la large voûte, avec des perspectives cosmatesques exécutées en trompe-l’œil ; et encore une fois les autres salles richement décorées, également décorées de fresques, se terminant par la somptueuse et magnifique chambre nuptiale, « l’alcôve », avec son arc de scène en stuc en relief doré, dans lequel d’élégants pilastres corinthiens soutiennent la charmante arche en saillie, également dorée, qui définit le passage entre la grande salle de réception, desservie par une majestueuse cheminée festonnée en pierre et stucs dorés, et la chambre intimiste surmontée d’une imposante et somptueux baldaquin en bois, magistralement sculpté et doré, entièrement tissé et doublé de fins et rares tissus damassés vert olive provenant de la filature royale de soie de San Leucio, grâce à l’aimable concession des Bourbons.
Aujourd’hui encore, elle conserve intacte sa fonction de représentation et de beauté propre à une noble résidence patricienne d’une rareté et d’une splendeur sans précédent à cette époque.
Le palais appartient toujours aujourd’hui au descendant du comte Lodovico Alfieri.
Il est précisé que le bien est disponible à la vente et à la location.
Le palais est verrouillableSitué en plein centre historique de la ville angevine, sur le Decumanus Maximus, surplombant la place Santa Margherita, entouré des bâtiments les plus représentatifs et les plus importants pour leur rôle institutionnel, tels que le palais du gouvernement, la Chambre des nobles, le Palazzo Camponeschi, aujourd’hui le rectorat de l’université de L’Aquila, et la magnifique basilique des Pères Jésuites.
Masterpiece of Baroque architecture—considered among the finest examples of a noble palace in the City of L’Aquila—it is ranked first in 18th-century Abruzzo in the History of Italian Architecture published by Electa, rebuilt immediately after the 1703 earthquake on a design commissioned a few decades earlier from the great Roman architect Carlo Fontana (1638–1714).
Formerly the Royal Palace of the Viceroy of the Abruzzi, Pietro Lalle Camponeschi, Count of Montorio.
In 1489 it was occupied by the Lords of the Chamber of the City.
A coveted residence of sovereigns, princes, and high ecclesiastical dignitaries.
In 1493 Queen Joanna I of Aragon and Duke Alfonso of Calabria stayed there on the occasion of their visit to L’Aquila.
On 18 June 1806 the Sovereign of the Two Sicilies, Joseph Napoleon—on the occasion of his visit to L’Aquila—was hosted at the palace by the Marchioness Donna Eusebia, who in his honor had a sumptuous banquet prepared inside the “Gallery,” accompanied by music and dances.
The Governor of the Abruzzi, Madame Margaret of Austria—daughter of Emperor Charles V and sister of Philip II, King of Spain—at the end of the sixteenth century made it her residence while awaiting transfer to the renovated and enlarged Palace of the Captain of the City, today the seat of the Municipality of L’Aquila.
Other changes of ownership followed over time, passing from the Franchi to the Carafa, from the Colonna to the Barberini, and it was precisely Cardinal Maffeo Barberini—future Pope Urban VIII—who transferred the property to Count Lodovico Alfieri—great-grandson of Count Fabrizio, counsellor to Charles V and Chamberlain of the City on no fewer than three occasions—for 17,000 ducats.
The design and construction of the Palace interacts with the urban scene in which, paraphrasing what was stated in the reports of the time, it stands both as ornament and magnificence and as a backdrop that resolves tensions within the overall building, linking the architectural narrative of the palace complex to the square in front, resolving and ultimately defining, with an unmistakably Baroque language and method, the northern side of Santa Margherita Square, setting itself above all—with the double rusticated portal, emphasized by the Doric columns supporting the balcony—as the new focal point of view.
Thus the façade is still Mannerist in its overall setting, but Baroque in the definition of the individual elements which, even in the self-indulgence of the sumptuous and complex ensemble of details—such as the elaborate corner pilasters (framed by rustication), the window surrounds, and the intricate cornice—deliberately disregards, more than it embraces, the simpler and calmer order of elements.
The designer—whose hand is attributed to the great architect Carlo Fontana (1638–1714)—entrusts the axial view to the double portal—unique in the city—forcing the internal organization of the building to that of the square in front, whose vanishing point is determined not by the entrance to the building but by the center of the two portals; and it is precisely in this the novelty of the façade that raises it to first place for elegance and beauty compared to the other Baroque buildings of the city.
It is certainly much closer, in its stylistic choices, to the architectural taste of Roman palaces; indeed it is worth pausing on its distinctive elements: the broad ceremonial staircase of Farnese memory, which by its vastness occupies the entire south-west side of the building; the large and spacious double-height “Marchioness Donna Evelina” gallery—unique in all of central Italy—almost 11 meters high, lit by as many as 13 windows, occupies half of the frontage and becomes the absolute protagonist of the entire vast piano nobile together with the magnificently frescoed Sala dei Campanelli, on the intrados of the wide vault, with Cosmatesque perspectives executed in trompe-l’œil; and again the other richly adorned rooms, also frescoed, ending with the sumptuous and beautiful bridal chamber, “the alcove,” with its proscenium arch in gilded relief stuccoes—in which elegant Corinthian pilasters support the enchanting projecting arch, also gilded—that defines the passage between the large reception hall, served by a majestic festooned fireplace in stone and gilded stuccoes, and the intimate bedroom surmounted by an imposing and sumptuous wooden canopy, masterfully carved and gilded, completely woven and lined with fine and rare olive-green damask fabrics from the Royal Silk Mill of San Leucio, by kind concession of the Bourbons.
Even today it preserves intact its function of representation and beauty proper to a patrician noble residence of unparalleled rarity and splendor of that time.
The palace is still owned today by the descendant of Count Lodovico Alfieri.
It is specified that the property is available both for sale and for lease.
The Palace is located right in the historic center of the Angevin city, on the Decumanus Maximus, overlooking Santa Margherita Square, surrounded by the most representative and important buildings for their institutional role, such as the Government Palace, the Chamber of Nobles, Palazzo Camponeschi—now the Rectorate of the University of L’Aquila—and the magnificent Basilica of the Jesuit Fathers.
Situé à L’Aquila, dans les Abruzzes, ce bien bénéficie d’un accès facile aux transports régionaux et aux sites culturels. À courte distance en voiture, on trouve l’aéroport de L’Aquila, des monuments historiques et des espaces de loisirs dans les Apennins. Le quartier offre des restaurants raffinés, des commerces et des écoles réputées, alliant commodité urbaine et nature.
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